Avant/Après

« Demain j'enlève le haut » : anatomie du plus gros teasing français

PubliCité France · 2026-08-02 · Version .md (agents IA)

« Demain j’enlève le haut » : anatomie du plus gros teasing français

En résumé : en 1981, l’afficheur Avenir confie à l’agence CLM/BBDO une campagne d’affichage en trois épisodes, mettant en scène le mannequin Myriam Szabo, pour démontrer la puissance du média affichage lui-même. C’est le cas d’école du teasing publicitaire — une mécanique qui fonctionne encore en 2026.

Le contexte : quand l’affichage devait prouver sa force

Au début des années 1980, l’affichage extérieur cherche sa place face à la télévision et à la presse dans les plans médias. Le défi : prouver qu’un panneau dans la rue peut créer un événement national. La réponse ne portera pas sur un produit de grande consommation, mais sur le média lui-même. L’annonceur est l’afficheur Avenir ; le produit vendu est la puissance de l’affichage. La campagne est signée CLM/BBDO — conçue par le rédacteur Pierre Berville et le directeur artistique Joël Le Berre.

La mécanique du teasing en trois temps

  1. La promesse. Un premier visuel montre Myriam en maillot : « Le 2 septembre, j’enlève le haut. » Aucune explication — la curiosité fait le reste.
  2. La surenchère. Le 2 septembre, la promesse est tenue et immédiatement relancée : « Le 4 septembre, j’enlève le bas. »
  3. La chute. Le 4 septembre, le dernier visuel dévoile Myriam nue, de dos, face à la mer, avec la signature : « Avenir, l’afficheur qui tient ses promesses. »

Trois affiches, une seule idée : créer un rendez-vous. Le passant n’attend plus la publicité, il la guette.

Pourquoi ça a fonctionné (et fait débat)

Avant / Après : le même ressort, d’autres écrans

Avant (1981)Après (2026)
Support3 affiches papier, collées à la mainCompte à rebours en story, reveal vidéo 9:16
Rendez-vousDate écrite sur le panneauNotification + « countdown sticker »
AmplificationReprise pressePartages, duos, UGC
MesureApproximativeTemps réel, géolocalisée
Durée du suspensePlusieurs joursQuelques heures

Une marque qui lance un produit avec un compte à rebours Instagram, un écran DOOH qui dévoile son message à une heure précise : ce sont les petits-enfants de Myriam. L’intention — créer l’attente puis récompenser la curiosité — est identique ; seules la vitesse, la mesure et l’interactivité changent.

Ce que ça enseigne aux annonceurs en 2026

FAQ

Qu’est-ce que la campagne « Demain j’enlève le haut » ? Une campagne d’affichage française de 1981, signée CLM/BBDO pour l’afficheur Avenir, avec le mannequin Myriam Szabo. Construite comme un teasing en trois affiches, elle visait à démontrer la puissance du média affichage. Elle est restée un cas d’école du teasing.

Qu’est-ce que le teasing en publicité ? Une technique qui diffuse d’abord un message intrigant et incomplet pour créer de l’attente, avant de révéler l’annonceur ou le produit. Elle transforme une audience passive en public qui revient volontairement.

Le teasing fonctionne-t-il encore aujourd’hui ? Oui, notamment via les comptes à rebours sur les réseaux sociaux, les « reveals » en vidéo verticale et le DOOH programmé. Les supports ont évolué, pas le principe psychologique.

Sources


PubliCité France — rubrique Avant/Après. Les campagnes citées appartiennent à leurs ayants droit. Version anglaise : /en/avant-apres/campagne-myriam-demain-jenleve-le-haut/